Actuellement premier de la Süper Lig, les élèves d’Abdullah Avci sont en train de connaître un très bon début de saison comme les deux dernières années. Bien parti pour être champion cette fois-ci !

Basaksehir qui est suivit par Kasimpasa, une autre équipe d’Istanbul qui est en train de créer une grosse surprise cette saison ! (crédit Twitter : HaberMeydaniCom)

Pour la plupart, le football turc est une passion. C’est une ligue pour ceux qui ne sont plus assez bons pour l’élite européenne et qui rejoignent par la suite les géants d’Istanbul : Besiktas, Fenerbahçe et Galatasaray. Cependant, depuis 2016, un coup d’œil rapide au sommet de la Süper Lig turque a révélé une nouvelle appellation inconnue : Medipol Başakşehir, plus connu sous le nom d’Istanbul Başakşehir.

Un club très jeune qui est en train de dominé le championnat !

Le club a été fondé en 1990, mais ce n’est que depuis 2014 qu’il est connu sous le nom de Başakşehir.

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Voici le logo de l’équipe d’Abdullah Avci, issu de la couleur bleue, orange et blanc ! (crédit image : wikipedia)

Après avoir débuté dans les ligues amateurs, Istanbul Büyükşehir Belediyespor, comme on l’appelait auparavant, a atteint le sommet de la catégorie pour la première fois en 2007, où il est devenu une tenue moyenne et inoffensive jouant dans le stade gigantesque Atatürk, enceinte célèbre qui a tenu la fameuse finale de la Ligue des champions 2005 entre Liverpool et le Milan AC. Aujourd’hui ils ont leur propre terrain : le Fatih Terim Stadi. Oui, la légende de Galatasaray ! 

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Ataturk Stadi, le plus grand stade de Turquie avec 76 092 places ! (crédit image : TripAdvisor)
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Et voici le nouveau terrain de Basaksehir qui se nomme Fatih Terim Stadi et qui comporte 17 800 places ! (crédit image : AjansBesiktas)

En 2014, ils ont été rachetés par un groupe d’hommes d’affaires. Ils ont changé le nom pour Başakşehir. Ils ont ré-enraciné le club dans Başakşehir, un quartier périphérique d’Istanbul situé à 20 km du centre-ville, assez loin des zones touristiques. L’objectif était de créer une nouvelle équipe de football à partir de rien.

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Il existe aussi des merveilles dans le quartier de Basaksehir ! (crédit image : antalyahomes.fr)

John McManus, celui qui a écrit  » Welcome to Hell ? À la recherche du vrai football turc  » l’avait expliqué : « Basaksehir est issue d’un club lié à la municipalité d’Istanbul. En Turquie, c’est fréquent que les conseils locaux financent des équipes sportives ». Autant vous dire que le club a reçu beaucoup d’aide par l’état pour atteindre ce niveau !

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La première de couverture du fameux livre de John McManus qui représente en premier plan les supporters de Besiktas, Galatasaray et Fenerbahce ! (crédit image : Target)

Un club soutenu par le gouvernement

Depuis qu’il a remporté la promotion à la Süper Lig en 2014, le club reste un mystère malgré avoir terminé quatrième à deux reprises (finaliste une fois) tout en représentant la Turquie en Europe. Ils ont même été alignés sur le président du pays, Recep Tayyip Erdoğan. Le président du club, Göksel Gümüşdağ, marié à la nièce de l’épouse d’Erdoğan et membre de l’AKP, donne l’impression qu’il s’agit d’un club soutenu par le gouvernement. Même si ce n’est pas la réalité. John McManus avait dit que pour comprendre le club, il fallait connaître le quartier. Ce dernier a eu raison quand il s’est exprimé sur ce sujet car à l’époque, vers les années 90, le président actuel du pays était maire du quartier de Basaksehir. Ce quartier est très hétérogène, mais aux yeux de nombreuses personnes en Turquie, il est considéré comme lié à l’AKP au pouvoir. Parfois, les supporters adverses qui ne soutiennent pas les décisions du président peuvent se retrouver aussi à critiquer le club en disant que ce club est dirigé par « le dictateur Erdogan » ! Toute une complexité.

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Le président de la Turquie, qui porte le maillot de Basaksehir, avait organisé un match pour l’ouverture du nouveau stade du club qui porte le nom de l’entraineur de Galatasaray ! (crédit image : AlArabiyaEnglish)

Un club dirigé de la plus belle des manières

Ce qui ne peut être contesté, c’est le travail avisé réalisé par le manager Abdullah Avci, qui est en train de connaître son deuxième passage au club, et par Göksel Gümüşdağ, le président stambouliote.

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Le président Gumusdag (à gauche) qui félicite le boulot d’Avci (à droite) avec un petit cadeau ! (crédit image : Eurosport)

C’est donc un club qui est très bien dirigé qui représente un style de gestion axé principalement sur les nouveautés de la science du football. 
Le club met en place l’infrastructure nécessaire pour réussir et se développer. Ils ont un stade impressionnant qui sera accompagné d’une académie à la pointe de la technologie. La bonne prise de décision et la stabilité hors-terrain ne sont pas un thème dominant dans le football turc, mais Başakşehir a su se faire connaître grâce à des transferts importants comme Emmanuel Adebayor, Arda Turan (prêté par le FC Barcelone) et Gaël Clichy qui ont su faire grandir le club. Cependant, parfois, le football turc a la réputation d’être un peu en retard en matière de gains marginaux et cela s’explique par le fait que les turcs ne produisent pas assez de joueurs. Mais depuis que Abdullah Avci est coach de Basaksehir, il n’hésite pas à mettre en avant les jeunes du club. La plus belle preuve reste Cengiz Under, transféré par l’entraîneur turc. En une saison, l’actuel joueur de la Roma était déjà un pilier dans l’effectif des bleus et oranges. Un an après sa superbe saison, l’attaquant a été transféré à la Roma pour 13 millions d’euros alors qu’il avait été acheté à Altinordu pour 500 000 €. Un bon bénéfice grâce à l’ancien sélectionneur de la Turquie (entre 2011 et 2013).

Un manque de folie dans les tribunes

Ce qu’on doit comprendre sur le football turc, c’est que le pays est représenté seulement par trois clubs : Besiktas, Fenerbahçe et Galatasaray. La raison principale est que ces clubs sont soutenus par 90% de la population, ce qui ne donne pas la possibilité aux joueurs de Basaksehir d’assister à des chants lors de ses matchs. Le club fondé en 1990 n’a pas beaucoup de supporters car il est difficile pour un club de récupérer des supporters des « trois grands ». De plus, c’est un club qui n’est pas beaucoup aimé par les amoureux du ballon rond dans le pays car selon eux – comme on l’avait évoqué précédemment – le club est soutenu par l’état donc de favoritisme. Cependant, beaucoup aiment le jeu que Basaksehir qui est en train de produire depuis trois ans. Leur succès ne s’est pas traduit par un afflux énorme de fans mais une autre question est de savoir si une victoire dans la ligue donnerait un coup de pouce. Gagner le respect autrement dit pour devenir le quatrième club stambouliote.