Après avoir découvert ceux qui ont brillé en Angleterre, voici les MLSers qui se sont essayéS ailleurs en Europe avec une certaine réussite !

Car il n’y a pas qu’outre-Atlantique que les Américains se sont bien exporté, découvrez qui et où, vous serez surpris de certains clubs !

Jozy Altidore 🇺🇸

C’est bien l’AZ Alkmaar qui va révéler Altidore ! (Crédit photo : azfanpage.nl)

Bien connu actuellement comme attaquant de Toronto FC champion MLS en 2017, Jozy Altidore a bouclé sa boucle en débutant sa carrière à New-York Red Bulls où il a été formé. Il débute ainsi sa vie de professionnel à seulement 16 ans en 2006 et joue deux saisons et demies dans son club formateur. Lors de sa première saison, il ne joue que les sept dernières rencontres de la saison et ses trois buts ne peuvent les empêcher de disputer les playoffs en fin de saison. Titulaire l’année suivante, ses neuf buts (et trois passes décisives) ainsi que son nouveau statut d’international avec l’équipe nationale des USA lui font changer de dimension !

Le début de saison 2008 a finalement convaincu le club espagnol de Villarreal de l’acheter pour 10 millions de dollars, un record à l’époque ! Décevant et n’arrivant pas à se faire une place dans une équipe alors composée de Giuseppe Rossi, Robert Pirès ou Santi Cazorla, il va enchaîner les prêts avant de quitter l’Espagne direction les Pays-Bas.

Et c’est bien à AZ Alkmaar que l’Américain va exploser à 22 ans ! En 2011/2012, le club d’Eredivisie dispute aussi l’Europa League qui va aussi être un challenge supplémentaire pour lui. Challenge accepté, il marque quatre buts lors des quatorze rencontres disputés jusqu’en quart de finale !

Côté performance nationale, Altidore va marquer à tel point qu’il sera un grand artisan de la superbe saison des rouge et blanc en flirtant régulièrement avec la première place. Malheureusement des contres-performances en fin de saison les font dégringoler à la quatrième place mais quand même qualificative une nouvelle fois pour l’Europa League.

En terme de statistique, il brillera avec seize buts personnels, record battu dès l’année suivante avec 23 réalisations en 34 matchs ! Cette année-là, il s’est aussi et surtout illustré en Coupe où il marquera pas moins de huit buts en six matchs dont deux en demi-finale contre le grand Ajax Amsterdam, champion en titre de l’Eredivisie et celui de la victoire en tant que remplaçant contre le PSV Eindhoven en finale ! Après un passage complètement raté à Sunderland en Premier League, où l’on le nommera même parmi les 100 pires attaquants de l’histoire du championnat, il retourne finalement à ses premiers amours en Major League Soccer mais au Canada à Toronto FC. La suite, on la connait déjà…

DaMarcus Beasley 🇺🇸

L’Eredivisie réussit décidément plutôt bien aux Américains ! (Crédit photo : @DaMarcusBeasley)

Il avait fait désormais misères à l’AS Monaco en 2005. Comme ses compères, Beasley est un joueur bien connu des suiveurs du championnat nord-américain ! Actuellement à Houston Dynamo, le latéral gauche a débuté son aventure de footballeur à LA Galaxy mais est drafté directement à Chicago Fire. En quatre saisons et demi dans l’illinois, il brille offensivement avec ses quatorze buts et vingt passes décisives à tel point que le PSV Eindhoven le repère et lui fait signer un contrat de quatre ans pour 2,5 millions de dollars !

Aux Pays-Bas, il s’adapte rapidement au jeu européen et est utilisé comme ailier gauche pour pallier au départ d’Arjen Robben à Chelsea. Nommé parmi les meilleurs joueurs MLS de l’année 2003, sa saison d’adaptation en Europe ne se fait pas longtemps attendre. Dès la saison 2004/2005, il brille de régularité de fin novembre à mi-mars en enchaînant buts (4) et passes décisives (6) en Eredivisie ce qui lui permet de soulever son premier trophée national en carrière.

Son club étant présent aussi en Coupe d’Europe des clubs champions, il y marque trois buts dont un très important en phase de poule contre Rosenborg BK permettant au PSV de finir second et se qualifier jusqu’en demi-finale contre le Milan AC, finaliste perdant d’un épilogue encore dans toutes les mémoires remportée aux tirs aux buts face à Liverpool ! L’année suivante, Beasley et son club conservent leur titre de champion d’Eredivisie mais décevant sur le plan individuel, il se voit proposé l’opportunité de continuer son rêve européen en Premier League anglaise avec Manchester City, sous forme de prêt.

Comme on se doute, le City de l’époque n’est pas le Manchester que l’on connait aujourd’hui et son impact sur le championnat est beaucoup moins glorieux. Ainsi, le club est en difficulté en championnat et le défenseur américain aussi notamment à cause d’une blessure. Il ne retournera pas au PSV mais partira pas très loin de l’Angleterre, en Écosse pour rejoindre l’ancien club de Claudio Reyna : le Glasgow Rangers.

À l’issue de ses trois saisons, deux titres nationaux et trois coupes, il joue de moins en moins mais trouve une porte de sortie à Hannovre 96 en Bundesliga. Âgé de 28 ans et après six ans en Europe, le mal du pays commence à se faire sentir et il se rapproche donc de son pays natal en jouant quelques années au Mexique avant de retourner en MLS en tant que Joueur Désigné avec Houston Dynamo. C’est au total huit trophées qu’il gagnera en Europe.

Sacha Kljestan 🇺🇸

Septembre 2012, Kljestan découvre l’exigence de la Champions League face au Milan AC sous le maillot d’Anderlecht ! (Crédit photo : Lavenir.net)

Avec cinq saisons en Jupiler Pro League, Kljestan est sûrement le plus Belge des Américains. Mais sa carrière n’a pas débuté en Europe mais dans la Ligue majeure Nord-Américaine, à Chivas USA (2004-2014) grâce à la SuperDraft 2003. Il est alors âgé de 21 ans. C’est dès sa première saison qu’il se fait remarqué en disputant les trente matchs de saison régulière plus un match de playoffs perdu face à Houston Dynamo. Il devient rapidement une pièce maîtresse du milieu de terrain et est un des joueurs qui dispute le plus de matchs dans la saison.

Après un départ avorté au Celtic Glasgow en 2008 à cause de l’avidité de la MLS concernant la somme du transfert, son départ est finalement acté en 2010. Et c’est vers la Belgique que le milieu de terrain se rend alors dans le club d’Anderlecht, alors champion en titre. Sa première saison fût difficile aussi bien personnellement que collectivement. Il a alors du mal à s’acclimater au championnat européen mais relève rapidement la tête pour devenir un joueur indispensable avec l’Argentin Lucas Biglia au milieu pendant trois saisons. Lors de sa quatrième année au club, il joua beaucoup moins surtout lors de la seconde partie de saison mais connait-là sa saison la plus prolifique en terme de buts alors qu’il joue milieu défensif avec huit réalisations. Il découvre aussi les joies de la Champion’s League grâce aux premiers rôles que tient son équipe dans son championnat local et prit ainsi part à quatorze matchs.

Cette mise au banc après cinq saisons passés à Anderlecht le poussa a retourner dans son pays natal, où New-York Red Bulls le recrute en janvier 2015. Son désormais ex-club loue alors la mentalité de l’Américain et visiblement, son passage en Europe a séduit son entraîneur à New-York Red Bulls qui fut aussi son coéquipiers à Chivas entre 2006 et 2009 :

« Sacha est un joueur d’une grande expérience. C’est un réel plus de l’avoir dans notre effectif et il correspond parfaitement au jeu que nous voulons déployer. Mais le plus important, c’est qu’il a un caractère irréprochable, que ce soit sur le terrain ou dans le vestiaire. »

Jesse Marsch lors de l’officialisation de l’arrivée de l’international américain.

Brassard de capitaine au bras, il retrouve ensuite la MLS avec NYRB avant de partir du côté d’Orlando City, en laissant un souvenir impérissable en Belgique, où il était apprécié de tous.

Ambroise Oyongo 🇨🇲

La polyvalence d’Oyongo lui permet de jouer de plus en plus de matchs, comme ici avec Montpellier (Crédit photo : L’Equipe)

Arrivé en janvier 2018 en provenance de l’Impact de Montréal, le Camerounais n’a intégré le groupe du Montpellier Hérault SC qu’en toute fin de saison. Avant ça, il était passé par New-York Red Bulls et le club montréalais où il a été découvert. Aux Etats-Unis, il est nommé “recrue de l’année” par son club lors de sa signature en 2014. Par la suite, il sera échangé pour atterrir au Canada où il connaîtra une place de titulaire indiscutable en défense en tant qu’arrière droit.

Cependant, c’est à gauche qu’il a joué ses premiers matchs en Ligue 1 et sa polyvalence lui permet de jouer plus haut au milieu de terrain avec une défense à trois, ce qui lui permet de participer aux tâches défensives en redescendant à cinq défenseurs si besoin. Cette saison, il participe aux bonnes prestations de son équipe qui joue les premiers rôles en luttant pour une place européenne. En sélection avec les lions indomptables, il joue aussi arrière droit ce qui peut-être une corde à son arc en plus pour son sélectionneur. Il a inscrit en 2018/2019 ses deux premiers buts et délivré une passe décisive. Lors de ses passages en MLS, il a respectivement délivré cinq et six passes amenant à un but. Ne lui reste plus qu’à s’affirmer comme titulaire indiscutable pour devenir encore plus décisif.

Après la mode anglaise, la mode allemande ?

Comme expliqué dans l’article ci-dessous, de plus en plus de joueurs venant du championnat nord-américain vont à l’avenir tenter l’aventure en Europe et plus précisément en Allemagne. Ces joueurs principalement Canadiens et surtout Américains quittent leur pays natal avec plus ou moins de réussite mais nul doute que les deux joueurs dont on parlera le plus à l’avenir sont les deux transferts les plus récents à savoir ceux d’Alphonso Davies (Vancouvers Whitecaps vers Bayern Munich) et Tyler Adams (New-York Red Bull au RB Leipzig).

Ces liens entre les Etats-Unis et l’Allemagne ont permis les transferts de ces deux jeunes joueurs très prometteurs venant de la MLS dont les débuts de saisons s’annoncent plus que prometteur pour la suite.

Alphonso Davies 🇨🇦

L’avenir du Bayern Munich, c’est lui ! (Crédit photo : thestar.com)

Plus belle promesse de la MLS, il n’est pas étonnant pour ceux qui le connaissent de voir Alphonso Davies partir pour un grand club européen. En effet, sa superbe saison 2018 n’est pas passée inaperçue avec ses huit buts, dix passes décisives et dribbles spectaculaires ! Et ses matchs comme celui-ci ont attirés l’attention du champion en titre de Bundesliga !

On était très enthousiaste (Crédit Twitter : @MLS_FRA)

On le sait, le Bayern Munich investit peu dans le marché des transferts et pourtant, le club bavarois a déboursé pas moins de 22 millions de dollars pour s’offrir Alphonso Davies. On peut alors légitimement se dire que la pépite canadienne devra mettre un peu de temps mais que sur le moyen terme, il se creusera une place dans le XI allemand.

Mais depuis qu’il est arrivé en janvier 2018, il fait déjà partie du groupe et grappille même du temps de jeu ! Grâce au départ de certains joueurs notamment sur les côtés tel que le duo Ribéry/Robben ou probablement le Français Kingsley Coman, l’international de 18 ans aura de plus en plus de chances de s’imposer dans l’équipe première. Il n’a d’ailleurs pas tardé a inscrire son premier but ! Ce qui est sûr, c’est que l’avenir appartient à Davies, et Davies est l’avenir du Bayern.

Tyler Adams 🇺🇸

L’autre pépite(Crédit photo : Bild.de)

Formé à New-York Red Bulls où il y a fait toutes ses classes, Tyler Adams était la pièce maîtresse de son équipe lors de sa dernière saison en 2018. Avant de s’envoler pour Leipzig pour y retrouver Jesse Marsch alors entraîneur adjoint (parti en juillet 2018), le jeune milieu défensif a remporté le Supporter’s Shield comme seul trophée lors de ses années en MLS avant de partir pour l’Allemagne.

Arrivé au milieu de la saison 2018/2019, il s’est directement intégré au groupe pour devenir titulaire indiscutable au milieu de terrain du club allemand. Son avenir semble déjà tout tracé et son parcours pourra servir d’exemple à tous les jeunes joueurs venant des équipes réserves américaines et canadiennes. Avec pourquoi pas à la clé un futur transfert inter-Bundesliga au Borussia Dortmund (l’ancien club de Christian Pulisic, son compatriote en sélection, NDLR) ou même au Bayern Munich qui aime beaucoup recruter les meilleurs joueurs de son championnat.

Ainsi donc, il est de mauvaise foi de dire que venir jouer en Major League Soccer est aisé pour les joueurs européens et que le cas inverse n’existe pas. La preuve en est que certains y arrivent et se font même un nom au niveau international ! Et ces mouvements ne vont cesser de s’accroître avec le temps et grâce au développement du championnat nord-américain.