Emmené par Bernard Blaquart, le Nîmes Olympique est l’une des équipes les plus plaisantes du championnat à regarder. Le jeu offensif est l’un des objectifs de l’entraîneur nîmois. 

Le jeu offensif nîmois était l’une des caractéristiques du club gardois en Ligue 2 la saison passée. Ils avaient conclu l’exercice 2018 en étant la meilleure attaque du championnat avec 75 buts inscrits, bien aidé par un Umut Bozok en feu avec 24 réalisations. Bien que la Ligue 1 soit réputée pour être un championnat défensif, Bernard Blaquart ne souhaite pour autant pas renier sa philosophie de jeu. Il veut continuer de pratiquer un jeu offensif chatoyant.


On va essayer de garder notre jeu offensif, on ne va pas tout rogner car on joue en Ligue 1. Le jeu offensif est la marque de fabrique de notre équipe, on ne va pas renier ça. 

Bernard Blaquart, en conférence de presse le 27 juin 2018.

Une force d’abnégation

Durant la première partie de saison, Nîmes a fait particulièrement preuve de courage. Les joueurs ne s’avouent pas vaincus et sont capables de renverser des situations. La première journée en est la preuve. Menés 3-1 à un quart d’heure de la fin, les Nîmois ont finalement gagné 4-3 sur la pelouse d’Angers ! Mais ceci n’est pas un cas à part. Après avoir été menés au score, les joueurs du Gard ont réussi à gratter cinq points.

Même si le score final s’est soldé par des défaites, Nîmes a fait douter leurs adversaires. Tout d’abord le PSG. Après avoir été menés 2-0, ils sont revenus à 2-2 et ont une balle pour passer devant avec une frappe sur la transversale. Finalement, Paris a pris le meilleur en s’imposant 4-2 au stade des Costières. Également contre Lille. Les Nîmois ont perdu 3-2 alors qu’ils s’inclinaient 3-0. Cela se caractérise également par de très bonnes secondes mi-temps puisqu’ils y ont inscrit 65% de leurs buts. Dix de leurs réalisations ont même été marquées dans le dernier quart d’heure dont deux dans le temps additionnel. Preuve d’une certaine abnégation.

La répartition des buts nîmois (crédit Photo : deux-zero.com)

Une attaque à plusieurs têtes

Durant la première partie de saison, les « Crocos » ont inscrit 26 buts et ont ainsi l’une des meilleures attaques du championnat. Alors que pour la majorité de ces équipes, un buteur se détache (Thauvin à Marseille, Khazri à Saint-Etienne par exemple), ce n’est pas le cas pour Nîmes.

Denis Bouanga et Rachid Alioui, les meilleurs buteurs du club n’ont scoré que quatre fois. Douze joueurs ont alors marqué au minimum à une reprise. Le meilleur buteur de la Ligue 2 de l’année dernière a quant à lui inscrit deux buts comme Sada Thioub. Et ce ne sont pas forcément que des attaquants qui marquent. En effet, trois défenseurs ont fait trembler les filets adverses comme Anthony Briançon par deux fois.

La liste des buteurs nîmois en Ligue 1 (crédit Photo : FlashRésultats)

Des buts sur plusieurs situations de jeu

Le club classé actuellement onzième est capable de marquer grâce à plusieurs situations. 65% des buts de Nîmes proviennent du jeu alors que le reste des buts ont été inscrits plutôt sur coup de pied arrêté. C’est en partie grâce à Téji Savanier qui est un artificier dans la matière. Deux buts ont été marqués sur coup franc direct. C’est d’ailleurs le second club derrière Lyon à avoir marqué le plus sur cette situation de jeu.

Les situations de buts de Nîmes (crédit Photo : www.dsas.fr)

Avec près de 14 tirs de moyenne par match, ils cadrent à cinq reprises par rencontre. Les joueurs sont alors assez efficaces devant les buts. Ces buts viennent de plusieurs parties du corps comme la tête à trois reprises grâce notamment au défenseur central Briançon.

Ils arrivent également majoritairement de la surface de réparation avec 22 réalisations dans cette zone de jeu. Mais avec quatre buts à l’extérieur de la surface, c’est la sixième équipe classée avec le plus de buts en dehors des 16 mètres 50. Ils sont donc polyvalents.

Classement des buts à l’extérieur de la surface en Ligue 1 (crédit Photo : www.dsas.fr)

Mais l’attaque ne suffit pas…

Si le beau jeu était pleinement récompensé, Nîmes serait certainement dans le top 5 du championnat. Mais la réalité de la Ligue 1 les rattrape et ils risquent de jouer le maintien jusqu’à la fin. La faute à une défense trop perméable. Avec 28 buts encaissés, ils possèdent l’une des plus mauvaises défenses du championnat et ont encaissé des scores lourds. Le 4-0 de la dernière journée encaissée à Rennes le montre très bien. Si le club du Gard souhaite se maintenir aisément, ils vont donc devoir travailler plus défensivement. Mais si le jeu offensif souhaite rester une priorité pour l’entraîneur, nous en serons ravis.