Depuis quelques saisons, de plus en plus de Français tentent l’aventure nord-américaine. Que les joueurs viennent de la réserve d’une équipe MLS, de l’Europe ou qu’ils jouent déjà dans le Championnat tous possèdent un point commun : ils ont joués en 2018 en Major League Soccer.

Chaque joueur français dans la liste possède la nationalité sportive française. Qui a brillé ? Qui n’a pas fait été a la hauteur ? Réponse dans ce bilan des Français en MLS 2018 !

Le poisson dans l’eau : Fred Brillant (DC United)

DC United -Vancouver Whitecaps, le match de la révolte et du renouveau pour Brillant et son club. (Crédit : UPI.com)

Titulaire indiscutable dans la défense centrale de DC United, Frédéric Brillant a paradoxalement connu les deux facettes de la saison de son club. La première catastrophique, à l’image de ses coéquipiers, mais aussi la seconde partie lors de la véritable « opération commando » emmenée d’une main de fer par Wayne Rooney ! Le mois de mise au banc du français durant l’été lui aura été bénéfique car depuis son retour dans le onze titulaire, il n’a ensuite plus perdu un match. Titulaire lors du match de Playoffs face à Columbus Crew, Brillant aura participé à 24 rencontres comme titulaire connaissant 10 défaites.

La confirmation : Romain Alessandrini (LA Galaxy)

Dans l’ombre de Zlatan, Alessandrini confirme à LA (Crédit : Gary A. Vasquez-USA TODAY Sports)

Dans la lignée de sa saison dernière, Romain Alessandrini est incontestablement LE Français qui réussit pour l’instant le mieux en Major League Soccer ! Et paradoxalement, son club n’arrive pas à jouer les playoffs… Avec 11 buts et 9 passes décisives en 26 rencontres jouées, l’ancien marseillais forme une paire très complémentaire au côté de la star planétaire Zlatan Ibrahimovic. Lorsque le milieu français est décisif, LA Galaxy n’a perdu que 4 matches sur 12 sur l’ensemble de la saison, et bien qu’il ait été gêné par deux blessures lui faisant rater 6 matchs en 2018, il est la pièce maîtresse de du club Californien ! Pour mieux comprendre son impact à Los Angeles, voici ces statistiques professionnelles sachant qu’il est arrivé en MLS seulement la saison dernière :

Le boulet : Michaël Ciani (LA Galaxy)

À l’image de la défense, Ciani était à la ramasse cette saison. (Crédit : Peter Joneleit/Icon Sportswire via Getty Images)

Non retenu en fin de saison après seulement à peine plus d’une saison à LA Galaxy, le défenseur central de 34 ans aura connu une saison très compliqué tout comme ses coéquipiers en défense. Lent et fautif sur de nombreux buts, Ciani fait partie d’une des pires défense du Championnat et ne poursuivra pas l’aventure américaine avec son club. Cependant, l’ancien bordelais aura comptabilisé 19 titularisations en perdant sa place dans le XI puis dans l’effectif lors des derniers matchs de l’année.

La révélation : Florian Valot (New-York Red Bulls)

Une révélation à confirmer en 2019 (Crédit : Aaron Doster-USA TODAY Sports)

Avec 3 buts et 4 passes décisives dès ses deux premiers mois en MLS, la saison de Florian Valot – fraîchement sortie de l’équipe réserve de New-York Red Bulls – s’annonçait très prometteuse se permettant même de gagner une place de titulaire dans un effectif de qualité ! Malheureusement, une grave blessure l’éloigna des terrains dès le début de l’été ne lui permettant plus de jouer cette saison… Le jeune ailier droit aura disputé cette saison 14 rencontres et aura à coeur de regagner sa place en 2019 !

Le faux départ : Vincent Bézécourt (New-York Red Bulls)

Valot va devoir batailler pour se faire une place avec NYRB (Crédit : New-York Red Bulls)

Auteur d’une passe décisive lors de son premier match de la saison contre les futurs finalistes Portland Timbers (et titulaire lors des deux premières rencontres), Bézécourt n’a finalement pas réussi à s’imposer comme titulaire, alternant le banc et des entrées en jeu avant de se blesser lui aussi dès mi-juin. Sa blessure ne devait durer que deux mois mais il ne s’est toujours pas rétabli. En espérant le retrouver dans l’effectif pour 2019.

Valot et Bézécourt, les frenchies de la réserve de New-York Red Bulls

L’année de trop : Aurélien Collin (New-York Red Bulls)

2018 était sûrement sa dernière saison en MLS, barré par la jeunesse de New-York. (Crédit : Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports)

C’est une saison à vite oublier pour Aurélien Collin, le vétéran français de cette équipe de New-York. D’abord titulaire en CONCACAF Champions League avant le début de la saison, le Champions MLS 2013 n’aura jamais convaincu, ni réussi à s’imposer. Pire, il n’a gratté que 353 minutes (même pas 4 matches) sur l’ensemble de la mi-saison, n’étant même pas dans l’effectif d’août à novembre.

Le pilier : Wilfried Zahibo (New-England Revolution)

Un des meilleurs français de la saison, pièce maîtresse à Boston ! (Crédit : Milwaukee Journal Sentinel)

« C’était une première saison qui laisse un goût amer car pas de Playoff et frustrante vu le début de saison. Mais personnellement, c’est encourageant pour la saison à venir car l’adaptation est faite il n’y a plus de surprise ! Mais aussi content aussi je me suis bien acclimaté, j’ai eu la chance de faire le All-Star-Game, c’est une bonne chose pour une première saison je n’y pensait même pas en arrivant ! »

Wilfried Zahibo, milieu de New-England Revolution

Présent sur la pelouse lors des 31 rencontres sur 34 possibles, la première saison en MLS de Wilfried Zahibo aura été couronné par une sélection au MLS All-Star-Game contre la Juventus Turin. Auteur de 4 buts et 2 passes décisives, le milieu central est le nouveau métronome des Revs lui qui à seulement 25 ans connaît son 5ème club. Son match référence, il l’a joué le 5 mai à Montréal où paradoxalement, son équipe perd 4-2 mais le Français y inscrit son premier doublé en MLS.

Qu’est-ce que le MLS All-Star-Game ?


La saison aux deux visages : Claude Dielna (New-England Revolution)

De capitaine à mise à l’écart, Dielna aura connu la descente aux enfers. (Crédit : Winslow Townson-USA TODAY Sports)

Comme première saison complète avec les Revs, Dielna ne pouvait rêver mieux ! Titulaire et même capitaine, le début de saison était même plutôt réussi ! Mais arrivé juillet, l’entraîneur (et ancien gardien de Tottenham) Brad Friedel le met au placard et l’écarte du groupe tout simplement.

Les montagnes russes : Rudy Camacho (Impact Montréal)

Camacho aura été patient pour gagner sa place. (Crédit : Getty Images)

Le début de saison compliqué de Camacho à l’Impact lui aura finalement servi. En alternant le banc et des défaites comme titulaire, il a réussit à renaître pour finir titulaire dans la défense québécoise aux côtés de deux autres compatriotes. Rémi Garde lui a fait confiance à 18 reprises et pourra compter sur lui la saison prochaine avec pour unique objectif les Playoffs !

La renaissance : Rod Fanni (Impact Montréal)


Oublié à l’OM et titulaire à Montréal. (Source : PC)

Mis à l’écart à l’Olympique de Marseille depuis des mois, Rod Fanni a retrouvé une place de titulaire dans l’effectif malgré son âge avancé. En 2018, il a pris part à 26 matches en tant que titulaire en défense, en partie au côté de Rudy Camacho.

Le 3ème mousquetaire : Bacary Sagna (Impact Montréal)

Sagna complète une défense 75% française. (Crédit : @ImpactMontreal)

Sur les 4 défenseurs de l’Impact, Rémi Garde a fait venir Sagna pour compléter sa ligne défensive quasiment presque Française, faisant jouer l’ancien international titulaire sur le côté droit à 9 reprises sur 9 matchs possible) en marquant même un but contre New-York Red Bulls !

La bonne surprise : Yohan Croizet (Sporting Kansas City)

Décisif avec son club, Croizet s’est illustré pour sa première saison en MLS. (Crédit : Denny Medley-USA TODAY Sports)

Récemment débarqué de Belgique, Yohan Croizet est la plus belle surprise Française de cette saison 2018. Sur le terrain à 32 reprises, il a commencé 19 matchs directement titulaire et est à chaque fois sortie du banc lorsqu’il ne débutait pas. Au final, il termine l’année avec 3 buts et 3 passes décisives ! Le meilleur est à venir pour le milieu offensif de 26 ans !

La progression : Jordy Delem

Partir ou rester, tel est la question de Delem pour 2019. (Crédit : Stephen Brashear / Getty Images Amérique du Nord)

« C’est une saison meilleure que la précédente sur le plan personnel donc en progression ! »

Jordy Delem, milieu de Seattle Sounders

Comparé à la saison dernière, le Martiniquais de naissance a gagné en temps de jeu au sein de Seattle Sounders. Alternant le banc et place de titulaire, il a quand même marqué son premier but face à Minnesota United en avril. Il a cependant des envies d’ailleurs par manque de temps de jeu (10 titulaires, 6 remplacements), mais tout dépendra de ce que lui proposera son club pour l’année prochaine.