Après une Coupe du Monde très décevante, l’Espagne souhaite redevenir l’une des nations fortes du continent européen. Malgré une défaite au dernier match, les premiers matchs post-mondial ont été remarquables. Focus sur ce renouveau marqué par quelques changements …

Lors de la Coupe du Monde, l’Espagne a grandement déçu. Ils se sont fait éliminer par la Russie, le pays hôte, dès les huitièmes de finale. Leur jeu de possession ne marche plus comme par le passé et le « Tiki-taka » est stérile la plupart du temps. Si la Roja souhaite retrouver leur aura d’antan, ils doivent être capables de faire évoluer ce style de jeu. L’Espagne est alors en fin de cycle. Désireux ne pas revivre ce scénario, la Fédération a décidé d’apporter quelques nouveautés.

Un nouveau sélectionneur

Après les échecs successifs de Vicente Del Bosque, l’Espagne a décidé de miser sur la venue de Julen Lopetegui pour disputer le Mondial 2018. Mais à quelques jours de la Coupe du Monde, celui-ci se retrouve licencié. En effet, il a accepté le poste d’entraîneur du Real Madrid, laissé vacant depuis le départ de Zinédine Zidane. Suite à la compétition, la Fédération choisit d’instaurer Luis Enrique au poste de sélectionneur. Cet ancien milieu de terrain connait parfaitement la sélection puisqu’il a disputé un total de 62 matchs durant les années 1990. Après sa carrière professionnelle, cet espagnol de 48 ans décide de se lancer dans la carrière d’entraîneur. Il commence à faire ses classes dans l’équipe B de Barcelone à la fin des années 2000. Il part ensuite à l’AS Rome et au Celta Vigo pour finalement revenir au Barça et entraîner le groupe professionnel.

La carrière d’entraîneur de Luis Enrique (crédit : Wikipédia)

Son palmarès parle également pour lui. Il remporte cinq trophées sur les six atteignables lors d’une même année. En effet, en 2015, il gagne avec son club la Liga, la Ligue des Champions, la Coupe du Roi, la Supercoupe d’Europe et la Coupe du Monde des Clubs. Il est alors vainqueur du prix du meilleur entraîneur de l’année. Avec une carrière pour le moment réussie, Luis Enrique a tout pour réussir à redresser le navire espagnol même si sa dernière saison à Barcelone était plus compliquée.

Le palmarès de Luis Enrique (crédit : Wikipédia)

Une philosophie (légèrement) différente

Luis Enrique est certes un adepte de la possession, il est en capacité de faire évoluer ce jeu quelque peu prévisible. Il a su le faire à Barcelone avec un jeu plus vertical par moment. C’est donc ce que souhaite mettre en place cet ancien joueur du Real Madrid. Lors des premiers matchs, il a su le faire grâce à des joueurs prenant la profondeur. Par exemple, lors de la rencontre face à la Croatie, les Espagnols sont allés marqués un but grâce à deux passes qui ont cassé les lignes croates. Rodrigo Moreno a alors pris la profondeur et s’en est allée marqué le quatrième but.

Le but espagnol avec un jeu direct (crédit : L’Equipe)

De plus, la Roja souhaite mettre en place un jeu avec de longues transversales dans le but de gagner en créativité. Plus de centres dans la surface veulent également être instaurées. Ces situations ont alors permis à la Roja d’inscrire un but face à ces mêmes croates. Le premier but en est un parfait symbole. En effet, tout part d’une transversale de Sergio Ramos pour Dani Carvajal. Ce dernier réalise ensuite un centre en direction de Saùl Niguez qui conclut d’une tête piquée. Une action d’école.

Le premier but espagnol contre la Croatie (crédit : L’Equipe)

La prometteuse nouvelle génération

Pour espérer quelque chose lors des prochaines compétitions, Luis Enrique décide de s’appuyer sur de nouveaux joueurs. Le nouveau sélectionneur souhaite impulser un nouveau souffle à cette équipe vieillissante. Exit les Piqué, Alba ou Iniesta. Bienvenue les Asensio, Gaya ou Saùl. La plupart de ces joueurs font partie de la génération Espoirs finalistes lors du dernier Euro. Ceux-ci évoluent dans de grands clubs et leurs performances sont très bonnes. Pour prendre un exemple, José Luis Gaya latéral gauche, joue depuis 5 ans à Valence et dispute des saisons pleines. Saùl est également une pièce maîtresse dans l’entre-jeu de l’Atletico Madrid. Enfin, Marco Asensio est sans doute la future star du football espagnol et mondial. Au total, huit joueurs de l’Euro Espoirs étaient lors de ce dernier rassemblement. Insuffisant néanmoins pour triompher de l’Angleterre (2-3), témoin d’un long travail à accomplir.

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