Actuellement prêté (avec option d’achat) par Lorient à l’Aris Salonique en Grèce, l’ancien défenseur de l’Olympique Lyonnais (27 ans) nous a accordé un entretien exclusif. Né à Rennes d’un père mauricien et d’une mère française, Linsday Rose revient ainsi sur son passé en France, son présent et son futur…

  • Formé à Laval, tu parviens rapidement à te faire un nom en Ligue 2 avant de signer à Lyon. Qu’est ce que ça fait de rejoindre un si gros club à 22 ans ?

« Rejoindre l’Olympique Lyonnais à 22 ans était la suite logique pour ma carrière. Cela était donc une grande fierté et un beau challenge qui s’offrait à moi. J’étais très motivé, tout est allé assez vite. »

  • Tu a notamment découvert l’Europa League avec l’OL, mais cela ne s’est pas passé comme prévu. L’OL sera finalement éliminé au match retour. Était-ce une étape difficile à surmonter ?

« J’ai pu découvrir l’Europe avec Lyon, j’ai pris un carton rouge lors de mon deuxième match (il a été expulsé lors de la défaite 1-2 des Gones contre l’Astra Giurgiu, NDLR) et c’était en effet une étape compliqué… C’est toujours difficile de se faire expulser pour ses débuts et de laisser ses coéquipiers à 10. »

  • Sous contrat avec Lorient depuis 2015, tu as enchaîné les prêts, à Bastia puis actuellement à l’Aris. Pourquoi avoir choisi la Grèce ?

« À Bastia, le rendement n’était pas celui espéré malheureusement. J’ai eu pas mal d’opportunités lors de ce mercato hivernal, je souhaitais prendre mon temps, étudier les offres… Et j’ai choisi la Grèce car c’était selon moi le meilleur choix à tous points de vue. »

  • L’acclimatation n’était-elle pas compliquée, que ce soit en terme de culture ou footballistiquement parlant ?

« Le football est le même, un ballon et deux buts (rires)… Pour la langue, je m’adapte avec l’anglais. La culture grecque est riche et passionnante. Nicolas Diguiny ainsi que Migjen (Basha) et Hamza (Younes) m’ont beaucoup aidé pour m’intégrer rapidement. »

Hamza Younes et Lindsay Rose, complémentarité. (Crédit Instagram : Lindsay Rose)
  • Même si tu n’as rejoins la Grèce que fin janvier, tu as déjà affronté les trois cadors du championnat (Olympiakos, AEK Athènes, PAOK, ndlr). Comment pourrait-tu décrire cette expérience pour le moment ?

« Le championnat grec (Greek Superleague, NDLR) est d’un très bon niveau. Le top 5, voire top 6, sont de niveau première partie de tableau en Ligue 1. Les matchs contre les trois cadors sont toujours relevés et il y a une très grosse intensité. L’Aris Salonique est également une très belle équipe et elle est reconnue en Grèce. »

  • Au niveau de l’ambiance, la Grèce est-elle réellement aussi incroyable qu’on le dit ?

« L’ambiance est juste incroyable ! Ce qu’on dit sur ce championnat est vrai, sa bonne réputation est totalement justifiée. Quel que soit le résultat, les supporters chantent. »

  • Depuis que vous avez rejoint le club, Aris n’a subit qu’une seule défaite, au Pirée contre l’Olympiakos, en huit rencontres (entretien réalisé le 28/03), allant même chercher un nul sur la pelouse du leader. Simple coïncidence ou déjà patron de la défense ?

« Il n’y a jamais de coïncidence dans le football, mais je pense que depuis mon arrivée nous avons stabilisés la défense. Et forcément, toute l’équipe s’est remis en marche pour aller chercher cette cinquième place synonyme d’Europa League. »

  • Tu as d’ailleurs marqué ton premier but sous tes nouvelles couleurs dès ton troisième match (Aris 2-0 AEK Athènes, ndlr). Peut-on rêver mieux comme début ?

« Inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs, qui plus est lors d’un derby, c’est une soirée parfaite. De plus, nous n’avions pas encaissés de buts ce soir là. C’était une bonne performance défensive et offensive. Je prends énormément de plaisir à jouer devant mon public. »

Le but de Lindsay Rose contre l’AEK Athènes, son premier sous ses nouvelles couleurs (crédit Twitter : @CBourpiff)
  • Promu cette saison en première division, l’Aris est désormais certain d’être qualifié pour l’Europa League. Vois-tu désormais ton avenir ici en Grèce ou aimerais-tu revenir en France ?

« Malgré que le club soit promu, il y avait de grandes ambitions et l’objectif était une qualification européenne. Pour l’instant, je me focalise sur ma fin de saison, mais je prends beaucoup de plaisir avec l’Aris Salonique. Des discussions sont en cours, nous verrons en fin de saison… »