Pour le compte des seizièmes de finale de Ligue Europa, Rennes affronte le Betis Séville. Non annoncé favori par les bookmakers, le club breton peut-il malgré tout éliminer le club andalou ?

Pour la première fois de son histoire, Rennes a obtenu son billet pour les seizièmes de finale d’Europa League. Ils vont devoir faire face au Betis Séville dans une confrontation aller-retour. Le club espagnol est actuellement septième de la Liga et compte notamment dans ses rangs l’ancien parisien Giovani Lo Celso.

Le club andalou en souffrance face aux clubs français

Dans son histoire plus ou moins récente, le Betis Séville a affronté cinq équipes françaises. Ils présentent un bilan négatif dans quatre cas sur cinq. Lors de la saison 1964/1965, ils ont joué le Stade Français en Coupe des Foires et se sont fait éliminer (2-0 et 1-1).

Plus récemment, le club espagnol a joué les Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane en Coupe de l’UEFA en 1995. Même scénario, c’est une élimination (2-0 et 1-2). En 2002/2003, c’est l’Auxerre de Guy Roux qui a fait tomber Séville pour les seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA (0-1 et 2-0).

Seul l’AS Monaco a perdu sur deux confrontations au troisième tour de la Ligue des Champions 2005/2006 (0-1 et 2-2). Enfin, en phase de poules de l’Europa League 2013/2014, Lyon a obtenu quatre points contre le Betis (0-0 et 1-0).

Les confrontations du Betis face au club français (crédit Photo : footballdatabase.eu)

Des dynamiques inversées

Mais depuis la conclusion de la phase de poules mi-décembre, les dynamiques se sont inversées. La nomination de Julien Stéphan au poste d’entraîneur est pour quelque chose. Les Rennais sont sur huit victoires lors des douze derniers matchs toutes compétitions confondues. Ils restent même sur une victoire 3-0 contre Saint-Etienne. Ils ont dans le même temps obtenu leur billet pour les quarts de la Coupe de France où ils vont jouer Orléans.

Les huit derniers matchs de Rennes toutes compétitions confondues (crédit Photo : FlashRésultats)

Sur la même période (mi-décembre à aujourd’hui), le Betis Séville a disputé treize rencontres. Et le bilan est très peu flatteur. Ils ne se sont imposés qu’à quatre reprises même si une victoire contre l’Atletico Madrid début février (1-0) vient légèrement embellir le bilan. Contrairement aux Rennais, l’équipe entraînée par Quique Setién vient d’encaisser un 3-0 à Leganés. Qualifiés pour les demi-finales de Coupe du Roi, ils se sont mis en difficulté avant le match retour. Après avoir mené 2-0 contre Valence, Séville s’est fait rejoindre dans le temps additionnel.

Les huit derniers matchs du Betis toutes compétitions confondues (crédit Photo : FlashRésultats)

L’attaque peut faire la différence

En Ligue 1, Rennes a marqué 34 buts et possède la huitième attaque du championnat. Malgré l’absence dans le groupe de Jordan Siebatcheu blessé, Rennes a dans son effectif des joueurs de qualité pouvant créer le danger. Douze joueurs ont par exemple marqué au minimum une fois.

Celui qui pourrait bien faire la différence est Hatem Ben Arfa, meilleur buteur du club avec cinq buts. Il est l’un des joueurs qui apporte le plus de danger de par sa grande technique. En Ligue 1, il est le deuxième joueur à réussir le plus de dribbles avec 76 derrière Allan Saint-Maximin. Ismaïla Sarr, également meilleur buteur du club, pourrait lui aussi faire souffrir la défense sévillane avec sa vitesse.

Ismaïla Sarr et Hatem Ben Arfa, les principaux atouts offensifs de Rennes (crédit Photo : Foot Sur 7)

Le Betis Séville a plus de mal en attaque avec 26 buts marqués (mais quatre contre le Barça !) en championnat. Malgré un jeu de possession très élevé, ils ont beaucoup de mal à la finition. Au dernier match à Leganés, ils ont tiré seize fois pour aucun but marqué. Les Rennais devront surtout se méfier de Giovani Lo Celso, meilleur buteur du club toutes compétitions confondues, avec neuf réalisations. L’ancien parisien s’est parfaitement acclimaté à son nouveau club et régale. Il a par exemple adressé 21 passes clés depuis le début de saison.

Une défense du Betis en souffrance

Outre l’attaque pas vraiment prolifique, la défense du Betis n’est pas des plus rassurantes. Ils n’ont que la douzième défense de la Liga avec 29 buts encaissés. Dans un système en 3-5-2, les défenseurs sont souvent placés très haut sur le terrain. Cela s’explique du fait de l’importante possession. Mais dès que le ballon est perdu, ils s’exposent à des contre-attaques. William Carvalho, leur milieu défensif, n’est pas réputé pour sa vitesse. La défense se retrouve alors rapidement pris à défaut. Avec des joueurs rapides comme Ismaïla Sarr ou M’baye Niang, les Rennais pourraient bien profiter de cette faiblesse. À noter également que le défenseur central et expérimenté Marc Bartra sera absent pour le match aller.

Marc Bartra, un absent de poids pour le Betis (crédit Photo : Marca)

Cela fait donc beaucoup de raisons pour espérer une éventuelle qualification du Stade Rennais. Ce serait bien évidemment une première dans leur histoire s’ils venaient à atteindre les huitièmes de finale.