La génération 87 offrait tant de promesses, et a donné beaucoup de déception. Excepté un Karim Benzema et ses 4 Ligues des champions, Samir Nasri, Hatem Ben Arfa et Jérémy Menez ont disparu des écrans radars pendant 2 ans. Comme Menez, Nasri n’a presque pas été utilisé à Antalyaspor et comme Ben Arfa, Nasri se remet à jouer après un an sans match ou presque.

Arrivé chez les Hammers de West Ham United en 2019, Nasri est source de grands espoirs. Pourquoi peut-on croire à un retour au haut niveau de Nasri ?

Un magnifique parcours en Premier League

« Le petit prince » de l’OM, de 2004 à 2008, a rapidement impressionné le Vélodrome dans sa position de n°10. Alliant une excellente technique et une vision du jeu inédite, le jeune joueur est élu meilleur espoir de la saison 2006-2007. Meilleur passeur de Ligue 1 l’année suivante avec 10 caviars, Nasri part à la fin de cette année à Arsenal après 166 matchs joués pour Marseille et 12 buts à la clé.

Le Petit Prince de l’Olympique de Marseille, grand espoir français des années 2000 (Crédit photo : Foot 01)

Chez les gunners, il se montre dès son premier match décisif avec un but marqué dans les premières minutes de jeu contre West Bromwich. Positionné en milieu gauche par Arsène Wenger, il se présente comme un titulaire indiscutable, dont l’entente avec le latéral gauche Gaël Clichy est très appréciée. Son excellente année 2010 le voit soulever le trophée de meilleur joueur français de l’année. Et pour la saison 2010/2011, il fait partie de la liste des 6 meilleurs joueurs de Premier League.

En 2011, Samir Nasri part en direction de Manchester City. Lors de son premier match, face à Tottenham, il inscrit déjà 3 passes décisives. Après une saison 2011/2012 jugée décevante par la presse mais auréolée d’un titre de Premier League, le joueur se montre satisfaisant en 2012/2013 avec le but de la victoire contre Chelsea en Community Shield.

L’exercice 2013/2014 sera sa meilleure année. Le joueur retrouvera un excellent niveau avec l’arrivée de Manuel Pellegrini sur le banc cityzen. Nasri terminera avec 12 buts pour 12 caviars et marquera le but de la victoire en finale de la Coupe de la Ligue contre Sunderland. Il inscrira également un but décisif contre West Ham en Premier League lors de la victoire 2-0 qui les verra soulever le trophée.

Le magnifique but en finale de la Coupe de la Ligue contre Sunderland (Crédit : Youtube).

Une carrière mise en pause à cause du dopage

Mais comme laisse présager cet article, la génération 87 a déçu. Si Nasri a disparu des écrans radars pendant près d’un an, ce n’est pas parce qu’il n’était plus dans l’équipe type ou avait perdu de son niveau. Non, c’est une suspension d’un an pour dopage qui l’éloigne des terrains en Février 2018, alors que le français évoluait à Antalyaspor. Un incroyable gâchis qui semble enterré sa fin de carrière.

De la même manière, si on ne voit plus le joueur en sélection, c’est tout simplement parce qu’il a mis un terme à sa carrière internationale en 2014, après 41 sélections pour les Bleus. Tout pousse à croire que Nasri a toujours gardé son bon niveau de jeu. Titulaire indiscutable à Séville, il était très bon malgré une fin de saison plus compliquée symbolisée par son coup de tête sur Jamie Vardy, en huitièmes de finale retour de Ligue des Champions. L’équipe n’ira pas plus loin et le joueur partira en Turquie, où il inscrira 2 buts en 8 rencontres, avant d’être suspendu pour avoir pris une perfusion intraveineuse de vitamines, chose interdite par l’Agence Mondiale Antidopage.

Le coup de boule assené à Jamie Vardy, symbole d’une période compliquée pour Nasri (Crédit :
tdg.ch)

Un premier match très satisfaisant chez West Ham United

Le 31 Décembre 2018, Samir Nasri s’engage avec les Hammers où il retrouve Pellegrini, son entraîneur à Manchester City.

Nasri se montre déjà décisif contre Arsenal pour son premier match de Premier League, positionné en milieu offensif derrière Arnautovic. À l’origine de toutes les actions dangereuses du match : une-deux bien mené avec Mark Noble qui rate sa frappe dans la surface de réparation ; frappe manquée à la 25ème minute ; très bonne remise pour Felipe Anderson à la 31ème qui tire juste à côté, Nasri se voit récompensé de ses efforts en début de 2ème mi-temps avec cette passe décisive pour D. Rise.

La joie du buteur et du passeur contre Arsenal (Crédit Photo : Eurosport).

Acclamé pour sa vision de jeu et sa capacité à trouver des solutions dans la surface pour ses coéquipiers, Samir Nasri est ovationné par le public du Stade Olympique de Londres à sa sortie, à la 71ème minute de jeu. Un match très prometteur, où on a retrouvé un excellent Nasri, dans son élément en Premier League. West Ham s’impose 1-0 et le minot a laissé son empreinte.

Nasri peut vraiment avoir son mot à dire, dans cette équipe qui semble renaître après un début de saison compliqué. Le joueur aura sûrement à tâche de combler le probable départ d’Arnautovic qui devrait partir en Chine ce mois-ci. Avec un Felipe Anderson flamboyant en ce moment, et l’Anglais Michael Antonio, le trequartista français est au cœur d’une base offensive qui fait saliver plus d’un supporter, où il pourra peut-être donner plus d’impact à des buteurs comme Andy Caroll ou un Chicharito un peu moins en vu. Nasri n’a que 31 ans, de belles années s’ouvrent encore à lui.