Régulièrement appelé dans les groupes parisiens, de plus en plus utilisé par le nouvel entraîneur parisien Thomas Tuchel, le jeune défenseur a signé son premier contrat professionnel le 16 septembre dernier.

Stanley Nsoki rentre doucement sous les feux des projecteurs de la capitale. Coup de projecteur sur ce jeune joueur de 19 ans, qui pourrait très bien se révéler cette saison.

Une enfance dorée puis délicate

Né à Poissy de parents congolais, Stanley Nsoki grandit à Evry et à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) où il commencera d’ailleurs le football à l’âge de 8 ans. Il intégrera le centre de formation du Paris Saint-Germain à l’âge de 12 ans. « Le PSG a toujours cru en lui », raconte son agent Philippe Mayuma. « Même quand il a enchaîné les blessures pendant deux ou trois ans, personne au club n’a jamais douté de ses capacités ».

Ces pépins physiques, Nsoki (1m84) les a dus à une croissance extrêmement rapide, à partir de 16 ans. À l’époque, il venait d’éclabousser de son talent le tournoi de Montaigu 2015 et ses performances n’avaient pas échappé à plusieurs clubs européens dont Manchester City, le Bayern Munich et la Juventus Turin. « À ce moment-là, il jouait au milieu de terrain et pouvait même évoluer sur une position excentrée. C’était un joueur vif, capable de provoquer balle au pied et de faire des différences grâce à ses dribbles et sa vitesse », se souvient son conseiller. Et puis, son évolution physique (il a gagné 10 cm en deux ans) l’a handicapé et d’autres joueurs de sa génération, en avance sur lui, ont été projetés sur le devant de la scène.

À quel poste ? 

Jouant au poste de défenseur central (à l’époque où il jouait avec les U19 notamment en Youth League) au poste de latéral gauche avec l’Equipe de France – où il sera passé par toutes les équipes de jeunes – Stanley Nsoki est assez polyvalent. Il en aura profité pour améliorer son sens tactique. Ayant de l’expérience à ces postes, il aura appris à mieux connaître les postes de ses coéquipiers, tout en simplifiant son jeu. À l’instar d’un certain Presnel Kimpembe.

Finalement, Luis Fernandez (actuel directeur sportif du centre de formation) le considérant plus comme un défenseur central, Nsoki commencera à jouer avec le club de la capitale pour remplacer Marquinhos lors d’une victoire 3-1 contre Caen le 20 décembre 2017, puis ne rejouera plus de la saison avec l’équipe première. Il commence cette saison 2018-2019 en participant à l’International Champions Cup, puis avec les premiers matchs de L1 contre Caen, Angers et Nîmes. Mais cette fois en tant que latéral gauche. Sa solidité, sa propreté et son gros apport offensif sont certaines de ses qualités techniques ce qui va lui permettre d’apparaître de plus en plus souvent sous le maillot parisien.

Nsoki titulaire plus rapidement que prévu ?

La confiance de Thomas Tuchel envers les nombreux espoirs parisiens tels que Colin Dagba ou Antoine Bernede, le manque de concurrence au poste de latéral gauche, les méformes de Juan Bernat (comme contre Liverpool et Rennes) et de Layvin Kurzawa sont de nombreuses raisons qui peuvent pousser le technicien allemand à pousser le jeune parisien en tant que numéro 1 à ce poste. Cependant, même s’il aura fait bonne impression contre Caen ou encore Reims, il y a encore quelques réserves concernant cette idée. Comme par exemple le fait qu’il peut encore rester sur les rotules au bout de 90 minutes ou encore ce qu’il va pouvoir donner contre des adversaires de meilleure qualité comme en Ligue des Champions où il était proche de jouer la première  journée il y a quelques temps. Une question se pose alors : est-ce typique de la gestion du club parisien de vouloir mettre en tant que titulaire à un poste quelconque un jeune de 19 ans sans expérience contre des écuries de grande classe telles que Liverpool ou Napoli ? L’avenir nous le dira. Suivre Kimpembe et Rabiot, tel sera peut-être le destin de ce titi plein de talent.