Les matchs de poule ont rendu leurs verdicts pour le final four. On aura vu des matchs spectaculaires et avec des surprises. Une compétition qui aura fait taire pas mal de critiques.

Les équipes qui ont terminé sur le podium de la Coupe du Monde n’auront pas résisté aux derniers matchs. C’est le cas de la France, de la Croatie et de la Belgique. La Suisse et les Pays-Bas ont décroché leurs tickets pour les demi-finales.

Groupe 1 : Les Oranjes coiffent les Bleus sur le fil

L’Équipe de France est passée à côté de son dernier match de poule contre les Pays-Bas (défaite 2-0) et a laissé passer sa chance alors que la première place du groupe leur tendait les bras.
Les champions du monde pouvaient encore espérer se qualifier mais il fallait compter sur une victoire de l’Allemagne contre les hommes de Ronald Koeman. D’ailleurs, les hommes de Joachim Löw avaient très bien commencé la rencontre en menant même 2-0 face à des hollandais méconnaissables. Mais les bataves ont marqué deux buts dans les dernières minutes et iront donc disputer la victoire finale en juin. Ils avaient raté les deux dernières compétitions internationales (Euro 2016 et Coupe du Monde 2018).
La France termine donc deuxième tandis que l’Allemagne est relégué en Ligue B mais semble sur la bonne voie.

Les Pays-Bas arrache la qualification dans les dernières minutes du match.
(Crédit vidéo Youtube : Foot TV)

Groupe 2 : Le miracle Suisse

La Belgique qui avait pourtant remporté ses trois premiers matchs n’ira pas au Final Four. Les Diables rouges menaient même 2-0 contre les Suisses dans la finale de ce groupe. Mais les Belges sont retombés dans leurs travers et, trop sur d’eux, ont pris finalement une correction 5-2 contre la Nati avec un triplé de Haris Seferović, l’attaquant du Benfica.
Avec zéro point, l’Islande n’aura pas existé dans ce groupe et se retrouvera donc logiquement en Ligue B.

La remontada de la Suisse contre la Belgique
(Crédit vidéo Youtube : L’Equipe)

Groupe 3 : Le Portugal tout en maitrise

Invaincu dans ce groupe 3, les champions d’Europe 2016 ont fait le job. Orphelin de Cristiano Ronaldo, qui avait préféré se concentrer sur son début de saison avec la Juventus, les joueurs de Fernando Santos se sont qualifiés sans frayeur. Bien emmené par Adrien Silva (Leicester City) qui aura marqué par trois fois en quatre matchs, les lusitaniens terminent largement en tête de ce groupe avec 8 points (deux victoires et deux nuls). En encaissant seulement deux buts en quatre matchs, l’Italie aura retrouvé sa défense mais peine encore offensivement. La Squadra Azzura termine second du groupe avec 5 points pour un bilan mitigé (1 victoire, 2 nuls et 1 défaite). La Pologne n’aura pas gagné le moindre match malgré sa nouvelle pépite Krysztof Piatek qui marque but sur but au Genoa. Avec seulement deux petits points (2 nuls et 2 défaites), les polonais descendent à l’étage inférieur.

Fernando Santos qui montre la voie à ses joueurs
(Crédit photo : Orange Sport)

Groupe 4 : L’Angleterre au bout du suspense

Dans ce groupe très relevé, il y a eu du suspense jusqu’au bout. Dans le dernier match entre l’Angleterre et la Croatie, tout pouvait se passer. En ouvrant la marque, la Vatreni pensait bien se qualifier mais les Three Lions ont trouvé les ressources pour marquer deux fois en sept minutes et donc se qualifier. La Roja pouvait même se qualifier en cas de match nul dans cette rencontre mais terminera finalement second tandis que les vice-champions du monde sont relégués dans la Ligue B.

Les anglais se qualifient au finish
(Crédit vidéo Youtube : L’Equipe)

Concernant la Ligue des Nations 2020, les quatre équipes qui montent en Ligue A sont le Danemark, l’Ukraine, la Bosnie-Herzégovine et la Suède.

La victoire finale dans cette Ligue des Nations se disputera donc entre les Pays-Bas, la Suisse, l’Angleterre et le Portugal dans un Final Four plutôt inédit en juin prochain. Le tirage des demi-finales se fera le 3 décembre et se disputeront les 5 et 6 juin (Porto et Guimaraes). La finale se disputera le 12 juin à Lisbonne. Un Final Four sans les trois premiers du Mondial 2018, c’est dire la densité du football européen.